Électricité verte entreprise : guide des offres 2026
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21 min de lecture

Électricité verte entreprise : guide des offres 2026

En 2026, souscrire une offre d'électricité verte n'est plus un choix militant pour les entreprises. C'est une décision stratégique portée par trois forces convergentes :

  • La réglementation qui durcit ses exigences (CSRD, décret tertiaire, RE2020)
  • Les parties prenantes qui scrutent les engagements RSE et les bilans carbone
  • Un marché de l'énergie qui rend les solutions vertes économiquement compétitives

Pourtant, naviguer entre les Garanties d'Origine, les PPA, les labels VertVolt ou EKOénergie, les offres dites "vertes" qui relèvent du greenwashing et les véritables contrats d'approvisionnement renouvelable reste un exercice ardu. Ce guide passe au crible chaque mécanisme, chaque coût et chaque critère de choix pour vous permettre de sélectionner la meilleure offre d'électricité verte professionnel adaptée à votre structure.

Pourquoi choisir une offre d'électricité verte pour votre entreprise en 2026

Le cadre réglementaire pousse les entreprises vers l'énergie verte

Trois réglementations structurent la transition énergétique des professionnels en 2026 et rendent le verdissement de l'approvisionnement électrique quasi incontournable :

  • La CSRD et le reporting Scope 2 : depuis janvier 2026, les PME cotées en bourse intègrent le dispositif CSRD. Leur premier rapport de durabilité, publié en 2027, devra détailler les émissions de gaz à effet de serre selon le GHG Protocol — y compris le Scope 2 qui couvre l'électricité achetée.
  • La RE2020 et le décret tertiaire : la Réglementation Environnementale 2020 impose des seuils de performance énergétique et carbone aux bâtiments neufs. Le décret tertiaire exige des réductions de consommation de 40 % d'ici 2030 pour les bâtiments de plus de 1 000 m².
  • La taxonomie européenne : ce référentiel classe les activités économiques selon leur contribution aux objectifs environnementaux de l'UE. L'alignement taxonomique conditionne l'accès à certains financements verts et à des conditions de crédit préférentielles.

La méthode market-based du GHG Protocol permet de comptabiliser un facteur d'émission de 0 gCO2/kWh sur les volumes couverts par des Garanties d'Origine. Verdir son contrat d'électricité améliore donc directement le bilan carbone reporté.

Le GHG Protocol renforce aussi ses exigences en 2026 avec des règles de correspondance temporelle et géographique : les GO doivent désormais correspondre au lieu et à la période de consommation réelle, pas simplement à un volume annuel global. Cette évolution met sous pression les offres vertes low-cost basées sur des GO importées hors saison.

Les bénéfices RSE et l'image de marque

Au-delà de la conformité réglementaire, une offre d'énergie verte entreprise génère des bénéfices concrets sur le plan de la responsabilité sociétale :

  • Indicateurs ESG renforcés : la réduction du Scope 2 alimente directement les indicateurs suivis par les investisseurs, les donneurs d'ordre et les agences de notation extra-financière. Pour les ETI et PME qui répondent à des appels d'offres publics ou privés, un approvisionnement en électricité verte certifiée devient un critère différenciant — parfois éliminatoire.
  • Marque employeur : 78 % des salariés de moins de 35 ans déclarent que l'engagement environnemental de leur employeur influence leur fidélité. Afficher un contrat d'électricité 100 % renouvelable participe à cette dynamique d'attractivité.
  • Différenciation commerciale : dans les secteurs B2B où la pression RSE des donneurs d'ordre s'intensifie (automobile, agroalimentaire, grande distribution), un approvisionnement vert certifié ouvre des portes.

Les avantages économiques à long terme

Contrairement à une idée reçue persistante, l'électricité verte n'est pas systématiquement plus chère que l'électricité conventionnelle. Plusieurs mécanismes expliquent cette compétitivité :

  • PPA (Power Purchase Agreements) : ils permettent de fixer un prix sur 5 à 20 ans, protégeant l'entreprise contre la volatilité du marché spot. En mars 2026, les PPA solaires se négocient autour de 55 à 70 €/MWh — un niveau très compétitif.
  • Surcoût modéré des GO : entre 0,50 et 1,50 €/MWh pour des GO standard (hydraulique), 1,50 à 4 €/MWh pour des GO premium (éolien ou solaire récent). Pour une PME consommant 500 MWh par an, le verdissement en GO standard représente un budget supplémentaire de 250 à 750 € par an.
  • Stabilité tarifaire post-ARENH : la fin de l'ARENH et la mise en place de la VNU (Valeur Nette Usine) stabilisent les prix de fourniture, rendant le surcoût marginal des GO plus prévisible et plus facile à intégrer dans un budget énergie.

Comprendre les mécanismes des offres d'électricité verte

Toutes les offres d'électricité verte professionnel ne se valent pas. Trois grands mécanismes coexistent, chacun avec ses avantages, ses limites et son niveau de traçabilité.

La Garantie d'Origine : le certificat de base

La Garantie d'Origine (GO) est un certificat électronique européen qui atteste qu'1 MWh d'électricité a été injecté dans le réseau à partir d'une source renouvelable. Son fonctionnement repose sur un principe de traçabilité administrative :

  • Émission : un producteur d'énergie renouvelable (éolien, solaire, hydraulique, biomasse) reçoit une GO pour chaque MWh produit
  • Enregistrement : la GO est inscrite sur le registre national géré par Powernext (en France) ou son équivalent européen
  • Annulation : le fournisseur achète la GO et l'annule au nom du consommateur final, garantissant qu'elle ne sera pas utilisée deux fois
  • Validité : chaque GO a une durée de vie de 12 mois après la production du MWh correspondant

Un point fondamental : la GO garantit qu'une quantité équivalente d'électricité verte a été produite, mais pas que les électrons verts arrivent physiquement dans votre compteur. L'électricité circule dans un réseau mutualisé. C'est un mécanisme de traçabilité comptable, pas de livraison physique.

Types de GO selon la source :

Source renouvelableSurcoût GO typique (€/MWh)Disponibilité FranceAdditionnalité
Hydraulique historique0,50 à 1,50Très élevéeFaible
Éolien terrestre1,50 à 3,00ÉlevéeMoyenne
Solaire photovoltaïque2,00 à 4,00MoyenneMoyenne à forte
Biomasse1,00 à 2,50LimitéeVariable
Éolien offshore3,00 à 5,00Faible (en développement)Forte

Les labels qui distinguent le vrai vert du greenwashing

Face à la multiplication des offres dites "vertes", deux labels de référence permettent aux entreprises de distinguer les engagements réels du simple marketing.

Le label VertVolt de l'ADEME classe les offres en deux niveaux :

  • Niveau "Engagé" : le fournisseur achète une quantité d'électricité renouvelable produite en France équivalente à la consommation de ses clients. La GO et l'électricité proviennent du même producteur français.
  • Niveau "Très engagé" : au moins 30 % de l'électricité provient d'installations gérées par des collectivités territoriales avec gouvernance partagée, ou d'installations sans soutien public. Ce niveau garantit une additionnalité maximale.

Le label EKOénergie, reconnu à l'international, ajoute des critères environnementaux et sociaux que les GO seules ne couvrent pas :

  • Protection des écosystèmes aquatiques pour l'hydroélectricité
  • Financement d'un fonds climat pour des projets d'accès à l'énergie dans les pays en développement
  • Vérification indépendante par des ONG environnementales
CritèreGO seuleVertVolt EngagéVertVolt Très EngagéEKOénergie
Traçabilité européenneOuiOuiOuiOui
Origine France garantieNonOuiOuiSelon offre
AdditionnalitéNonPartielleForteForte
Critères environnementaux additionnelsNonNonNonOui
Coût relatifFaibleModéréModéré à élevéModéré

Le Corporate PPA : l'achat direct d'énergie verte

Le PPA (Power Purchase Agreement) est un contrat d'achat d'électricité conclu directement entre une entreprise et un producteur d'énergie renouvelable, sur une durée de 5 à 20 ans. Trois configurations existent :

  • PPA on-site (physique direct) : le producteur installe des panneaux solaires ou des éoliennes sur le site de l'entreprise. L'électricité est consommée directement sans passer par le réseau. C'est la forme la plus aboutie d'autoconsommation contractualisée.
  • PPA off-site (physique indirect) : l'installation de production est située ailleurs. L'électricité transite par le réseau, mais le contrat lie directement le producteur et le consommateur. L'entreprise reçoit les GO associées.
  • PPA financier (virtuel) : pas de livraison physique. L'entreprise et le producteur s'accordent sur un prix de référence. Si le prix de marché dépasse ce prix, le producteur reverse la différence. Inversement, l'entreprise compense si le marché est en dessous. Ce mécanisme offre une couverture de prix sans modifier le contrat de fourniture existant.

Avantages du PPA pour les professionnels :

  • Prix fixe sur longue durée, protection contre la volatilité (le prix spot a fluctué entre 45 et 350 €/MWh ces 3 dernières années)
  • Additionnalité maximale : le contrat finance directement la construction de nouvelles capacités renouvelables
  • Valorisation RSE renforcée : un PPA démontre un engagement concret, pas un simple achat de certificats
  • Compatibilité optimale avec la méthode market-based du GHG Protocol pour le reporting Scope 2

Limites à garder en tête :

  • Volume minimal souvent élevé (5 à 10 GWh/an), ce qui exclut les petites PME
  • Engagement long terme (10 à 20 ans) avec risques de surcoût si les prix de marché baissent durablement
  • Complexité contractuelle nécessitant un accompagnement juridique et technique

GO vs PPA vs Autoconsommation : le tableau de synthèse

CritèreGO standardGO premium (VertVolt/EKO)PPA off-sitePPA on-site / Autoconsommation
Volume minimumAucunAucun5 à 10 GWh/anVariable (dès 36 kWc)
Durée d'engagement1 à 3 ans1 à 3 ans5 à 20 ans20 à 30 ans (amortissement)
Surcoût estimé (€/MWh)0,50 à 1,501,50 à 4,0055 à 70 (prix total)50 à 70 (LCOE)
AdditionnalitéFaibleMoyenne à forteForteMaximale
Protection contre volatilitéAucuneAucuneForteTotale (autoproduction)
Complexité de mise en œuvreFaibleFaibleÉlevéeMoyenne à élevée
Impact Scope 2 (market-based)OuiOuiOuiOui
Pertinence PMEForteForteFaibleMoyenne
Pertinence ETI/Grande entrepriseMoyenneForteForteForte

Révision du GHG Protocol Scope 2 : ce qui change en 2026

Le GHG Protocol introduit en 2026 de nouvelles exigences de correspondance temporelle et géographique pour la comptabilisation des certificats d'énergie renouvelable dans le Scope 2 market-based :

  • Correspondance géographique : les GO doivent provenir de la même zone de marché que la consommation. Une GO norvégienne ne peut plus couvrir une consommation française sans pénalité de calcul.
  • Correspondance temporelle : à terme, les GO devront correspondre aux périodes horaires de consommation réelle (matching horaire), pas simplement à un volume annuel.

Ces évolutions renchérissent les GO importées à bas coût et valorisent les PPA locaux et l'autoconsommation. Pour une entreprise soumise à la CSRD, investir dès maintenant dans des GO françaises ou un PPA local prépare la conformité aux futures exigences du GHG Protocol.

Comment choisir la meilleure offre d'électricité verte pour votre entreprise

Sélectionner une offre d'électricité verte adaptée à votre activité professionnelle demande de regarder au-delà du simple argument marketing "100 % vert". Voici les critères à examiner méthodiquement.

Détecter le greenwashing : les signaux d'alerte

Le greenwashing dans le secteur de l'énergie prend des formes variées. Pour un responsable achats ou un directeur RSE, voici les signaux d'alerte à identifier avant de signer un contrat :

  • GO dissociées de l'approvisionnement : le fournisseur achète des GO sur le marché secondaire (souvent scandinaves ou alpines, à bas coût) sans lien avec l'électricité réellement fournie. Le kWh livré provient du mix réseau classique.
  • Absence de label reconnu : une offre "verte" sans certification VertVolt ou EKOénergie repose uniquement sur l'auto-déclaration du fournisseur.
  • Opacité sur l'origine géographique : le fournisseur ne précise pas le pays ni le type de production des GO. Les GO hydrauliques nordiques sont les moins chères du marché mais n'apportent aucune additionnalité au mix français.
  • Communication disproportionnée : des visuels de forêts et d'éoliennes sur chaque support marketing, mais aucun document vérifiable sur la traçabilité réelle.

Comment vérifier concrètement :

  • Demander le registre d'annulation des GO (disponible sur demande auprès de Powernext)
  • Vérifier si l'offre figure sur la liste VertVolt de l'ADEME (consultable en ligne gratuitement)
  • Exiger un certificat mentionnant la source, le pays et la date de production de chaque lot de GO

Les critères de sélection pour les professionnels

Au-delà de la dimension verte, le choix d'un fournisseur d'électricité professionnel repose sur des critères business fondamentaux :

  • Structure tarifaire : prix fixe, prix indexé ou formule mixte. En 2026, avec la mise en place de la VNU, les offres à prix fixe intègrent ce nouveau mécanisme qui remplace l'ARENH. Comparez les offres sur la base du coût total annuel (fourniture + acheminement + taxes), pas uniquement du prix du kWh.
  • Durée et flexibilité du contrat : un engagement de 1 an offre de la souplesse, mais un contrat de 2 à 3 ans peut verrouiller un tarif avantageux dans un contexte de marché haussier.
  • Services additionnels : certains fournisseurs proposent un suivi de consommation en temps réel, un accompagnement réglementaire (CSRD, décret tertiaire) ou des bilans carbone intégrés. Ces services ont une valeur réelle pour les entreprises en phase de structuration RSE.
  • Solidité financière du fournisseur : la faillite de plusieurs fournisseurs alternatifs ces dernières années rappelle l'importance de vérifier la pérennité de votre partenaire énergétique.
  • Capacité multi-sites : pour les entreprises avec plusieurs implantations, un fournisseur capable de gérer un contrat unique couvrant tous les sites simplifie la gestion et renforce le pouvoir de négociation.

Comprendre les coûts en 2026 : de l'ARENH à la VNU

Le paysage tarifaire de l'électricité professionnelle a évolué en profondeur avec la fin de l'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) et la mise en place de la VNU (Valeur Nette Usine).

Ce qui change concrètement :

  • L'ARENH permettait aux fournisseurs alternatifs d'acheter de l'électricité nucléaire à EDF à un prix régulé de 42 €/MWh. Ce mécanisme a pris fin.
  • La VNU le remplace avec un prix de référence calculé sur les coûts réels de production du parc nucléaire. Ce mécanisme stabilise les prix de gros et réduit la volatilité.
  • Pour les offres vertes, l'impact est indirect mais significatif : la composante "fourniture" du prix devient plus prévisible, ce qui rend le surcoût des GO ou d'un PPA plus facile à budgéter.

Décomposition du coût total d'une offre verte pour une PME (500 MWh/an) :

ComposanteMontant estimé (€/an)Part du coût total
Fourniture (énergie + capacité)45 000 à 55 00055 à 60 %
Acheminement (TURPE)18 000 à 22 00022 à 25 %
Taxes et contributions (TICFE, CTA)10 000 à 14 00012 à 16 %
Surcoût GO standard250 à 750Moins de 1 %
Surcoût GO premium (VertVolt/EKO)750 à 2 0001 à 2 %

Ce tableau met en évidence un fait souvent méconnu : le surcoût du verdissement représente moins de 2 % du budget électrique total. L'argument financier contre l'électricité verte ne tient plus en 2026.

Quelle offre verte pour quel profil d'entreprise

Le marché propose désormais plusieurs catégories d'offres adaptées aux profils d'entreprises :

Type d'offreProfil d'entrepriseBudget vert annuel (500 MWh)Niveau de traçabilitéRecommandation
GO standard (hydraulique)TPE, petite PME budget serré250 à 750 €BasiquePremier pas vers le vert
GO premium VertVolt EngagéPME engagée RSE750 à 1 500 €ÉlevéMeilleur rapport qualité-prix
GO premium EKOénergiePME à forte exigence environnementale1 000 à 2 000 €Très élevéImpact environnemental maximal
PPA off-siteETI, grande entreprise (plus de 5 GWh)Intégré au prix fixeMaximumStratégie long terme optimale
Autoconsommation + GO complémentairesPME/ETI avec foncier disponibleVariable (ROI 5 à 8 ans)MaximumIndépendance énergétique

Optimiser votre stratégie énergétique verte au-delà du contrat

Souscrire une offre d'énergie verte entreprise ne constitue qu'un premier levier. Une stratégie de décarbonation complète combine le verdissement de l'approvisionnement avec la réduction de la consommation et la production sur site.

L'autoconsommation solaire : produire sa propre électricité verte

L'autoconsommation solaire représente le niveau d'engagement le plus abouti pour une entreprise. En 2026, les conditions économiques sont particulièrement favorables :

  • Coût de production solaire : entre 50 et 70 €/MWh (amorti sur 25 ans), contre un prix de marché autour de 181 €/MWh
  • Aides disponibles : prime à l'autoconsommation jusqu'à 390 €/kWc, obligations d'achat du surplus par EDF OA
  • Cohérence réglementaire : l'autoconsommation contribue simultanément au décret tertiaire (réduction de consommation réseau), au bilan Scope 2 (production locale) et à la RE2020

L'autoconsommation est particulièrement pertinente pour les entreprises disposant de surfaces de toiture ou de foncier disponible. Un bâtiment tertiaire ou industriel avec 1 000 m² de toiture peut installer 150 à 200 kWc de panneaux photovoltaïques et couvrir 20 à 40 % de sa consommation annuelle.

Pour aller plus loin sur ce sujet, consultez notre guide complet de l'autoconsommation solaire en entreprise.

L'audit énergétique : le levier prioritaire

Avant de verdir son contrat, la priorité reste de réduire la consommation. L'énergie la plus verte est celle qu'on ne consomme pas. Un audit énergétique professionnel identifie les gisements d'économies :

  • Éclairage : le passage aux LED réduit la consommation d'éclairage de 40 à 60 %
  • CVC (chauffage, ventilation, climatisation) : l'optimisation des régulations et le remplacement d'équipements vétustes génèrent 15 à 30 % d'économies
  • Process industriels : la récupération de chaleur fatale et l'optimisation des moteurs peuvent réduire la facture énergétique de 10 à 25 %
  • Gestion technique du bâtiment (GTB) : un pilotage intelligent des consommations en temps réel évite les gaspillages

L'ADEME propose des aides au financement d'audits énergétiques pour les PME. Le décret tertiaire impose par ailleurs un suivi annuel sur la plateforme OPERAT, ce qui rend l'audit quasi obligatoire pour les bâtiments de plus de 1 000 m².

Les dispositifs d'aide à la transition énergétique

Plusieurs mécanismes financiers soutiennent les entreprises dans leur transition vers l'énergie verte :

  • Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) : les fournisseurs d'énergie financent une partie des travaux d'efficacité énergétique en échange de certificats
  • Fonds chaleur ADEME : subventions pour les projets de production de chaleur renouvelable
  • Prêts verts : les banques proposent des conditions préférentielles pour les investissements alignés avec la taxonomie européenne
  • Amortissement accéléré : certains équipements de production d'énergie renouvelable bénéficient d'un régime fiscal avantageux

Le rôle du courtier en énergie pour trouver la meilleure offre verte

Naviguer dans l'écosystème des offres d'électricité verte professionnel demande une expertise que peu d'entreprises maîtrisent en interne. C'est précisément le rôle d'un courtier en énergie spécialisé.

Pourquoi faire appel à un courtier pour votre électricité verte

Un courtier en énergie indépendant agit comme un intermédiaire expert entre votre entreprise et les fournisseurs. Son intervention apporte trois avantages décisifs :

  • Accès à l'ensemble du marché : le courtier consulte simultanément tous les fournisseurs (EDF, ENGIE, TotalEnergies, Alpiq, Vattenfall, Enercoop et les fournisseurs alternatifs) et compare les offres sur des critères objectifs. Cette mise en concurrence systématique génère des économies de 10 à 25 % par rapport à une renégociation directe.
  • Expertise sur les mécanismes verts : GO standard, GO premium, PPA, autoconsommation — le courtier identifie la combinaison optimale selon votre volume de consommation, votre budget et vos objectifs RSE.
  • Accompagnement réglementaire : CSRD, décret tertiaire, bilan carbone Scope 2 — le courtier traduit les obligations réglementaires en choix contractuels concrets.

Comment le courtier optimise votre contrat d'énergie verte

Le processus d'accompagnement suit une méthodologie structurée :

  1. Analyse du profil de consommation : courbes de charge, saisonnalité, puissance souscrite, nombre de sites
  2. Définition de la stratégie verte : niveau de verdissement souhaité (GO standard, premium, PPA), objectifs RSE, contraintes budgétaires
  3. Mise en concurrence : consultation de 5 à 15 fournisseurs avec un cahier des charges précis
  4. Négociation : le courtier négocie les clauses contractuelles, les mécanismes de révision de prix et les engagements de traçabilité
  5. Suivi dans la durée : veille réglementaire, optimisation continue, préparation des échéances de renouvellement

Pour une PME ou une ETI, le recours à un courtier en énergie représente un gain de temps considérable et un accès à des conditions tarifaires inaccessibles en négociation directe.

Questions fréquentes sur l'électricité verte pour les entreprises

Comment éviter le greenwashing lors du choix d'une offre d'électricité verte entreprise ?

Trois vérifications permettent de distinguer une offre verte authentique d'un simple habillage marketing :

  • Vérifier la labellisation : seules les offres labellisées VertVolt (ADEME) ou EKOénergie garantissent un niveau de traçabilité et d'additionnalité supérieur aux GO de base. La liste des offres VertVolt est consultable gratuitement sur le site de l'ADEME.
  • Exiger la transparence sur les GO : demandez le registre d'annulation Powernext qui indique la source (éolien, solaire, hydraulique), le pays de production et la date. Des GO 100 % hydrauliques nordiques achetées sur le marché secondaire n'apportent aucune additionnalité au mix français.
  • Analyser le modèle d'achat : un fournisseur qui achète conjointement l'électricité et les GO auprès du même producteur (offre couplée) est plus crédible qu'un fournisseur qui achète les GO séparément sur le marché spot.

Un PPA est-il plus adapté qu'une Garantie d'Origine pour la stratégie RSE de mon entreprise ?

La réponse dépend du volume de consommation et des objectifs RSE de l'entreprise :

  • Pour les PME (moins de 5 GWh/an) : les GO premium (VertVolt Engagé ou EKOénergie) offrent le meilleur rapport entre coût, simplicité et crédibilité RSE. Le surcoût reste inférieur à 2 000 €/an pour 500 MWh.
  • Pour les ETI et grandes entreprises (plus de 5 GWh/an) : un PPA apporte une additionnalité maximale (financement direct de nouvelles capacités renouvelables), une stabilité de prix sur 10 à 20 ans et une valorisation RSE nettement supérieure. Le PPA est aussi mieux reconnu par les agences de notation ESG.
  • La combinaison optimale : de nombreuses entreprises combinent un PPA pour couvrir 50 à 70 % de leur consommation et des GO premium pour le solde. Cette approche mixte offre flexibilité et crédibilité.

Dans tous les cas, un PPA ou des GO de qualité améliorent le bilan Scope 2 en méthode market-based, ce qui est directement valorisable dans le reporting CSRD.

Quel est le coût réel d'une offre d'électricité verte pour une PME en 2026 ?

Le surcoût du verdissement est souvent surestimé. Voici les chiffres concrets pour une PME consommant 500 MWh par an :

  • GO standard (hydraulique) : 250 à 750 €/an de surcoût, soit 0,3 à 0,8 % du budget électrique total
  • GO premium VertVolt Engagé : 750 à 1 500 €/an, soit 0,8 à 1,6 % du budget total
  • GO premium EKOénergie : 1 000 à 2 000 €/an, soit 1,1 à 2,1 % du budget total

En comparaison, les économies générées par une simple optimisation tarifaire (renégociation du contrat, ajustement de la puissance souscrite) atteignent souvent 5 à 15 % du budget — largement suffisant pour absorber le surcoût vert.

Le retour sur investissement indirect est aussi significatif : accès facilité aux marchés publics exigeant des critères RSE, différenciation commerciale, attractivité employeur et conformité anticipée à la CSRD.

Dans quelle mesure la CSRD impacte-t-elle le choix du fournisseur d'électricité verte ?

La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) transforme le choix d'un fournisseur d'électricité verte en décision stratégique de conformité :

  • Reporting Scope 2 obligatoire : les entreprises soumises à la CSRD doivent publier leurs émissions Scope 2 selon deux méthodes — location-based (facteur d'émission du réseau national) et market-based (prise en compte des GO et PPA). Seule la méthode market-based permet d'afficher un facteur de 0 gCO2/kWh sur les volumes couverts par des certificats verts.
  • Exigences de qualité croissantes : la révision du GHG Protocol en 2026 impose des critères de correspondance géographique et temporelle. Les GO importées hors zone de marché perdent de leur pertinence pour le reporting. Privilégiez des GO françaises ou un PPA local.
  • Alignement taxonomique : l'achat d'électricité verte certifiée contribue à l'alignement de l'entreprise avec la taxonomie européenne, ce qui conditionne l'accès à certains financements verts.
  • Calendrier : les PME cotées intègrent le dispositif en 2026 (premier rapport en 2027). Les grandes entreprises non cotées dépassant 250 salariés sont concernées depuis 2025. Anticiper le verdissement du contrat d'électricité prépare la conformité sans précipitation.

Questions fréquentes

Joël Lassalle

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